Listen2Fight - Constituée de passionnés de musique (blogueurs, journalistes, artistes...), l’équipe de choc de Listen2Fight déniche les meilleurs poulains tous genre confondus.

Battle #88 The Morning Benders vs Inlets

posté le 18 août par Erwan

Dans la catégorie« Petits ours bruns »

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A ma gauche A ma droite
The Morning Benders
avec « Promises »
Inlets
avec « In Which I, Robert »
Avec Yellow House puis (surtout) Veckatimest, Grizzly Bear est devenu en quelques années l'un des groupes indé les plus influents, et les groupes qui se sont inspiré de leur son ont commencé à se multiplier un peu partout sur la blogosphère. Listen2Fight vous aide un peu à faire le tri en sélectionnant deux des fils légitimes du groupe new-yorkais, en débutant par les Morning Benders. Avec Chris Taylor de… Grizzly Bear à la production et ce son de guitare si caractéristique, difficile pour la bande de Chris Chu de renier l'héritage en question ici. Mais avec des titres aussi emballants que Excuses et Promises, on ne s'en fait pas trop pour eux et on est prêt à parier que les californiens sauront tracer leur propre voie. Face aux Morning Benders chouchou d'une bonne partie des blogs US et européens, pas facile de trouver un challenger qui tienne la route. Malgré tout, je crois que Sebastian Krueger alias Inlets a les armes pour faire bonne figure dans ce duel. Collaborateur par le passé de Sufjan Stevens, My Brightest Diamond ou DM Stith, Inlets a sorti il y a trois ans un premier Ep qui rappelait l'univers des noms pré-cités mais également celui de Grizzly Bear. Avec son premier album sorti cette année, l'américain a enrichi ces compositions et on pense du coup beaucoup à Veckatimest, notamment sur ce clavier qui ouvre In Which I, Robert et qui est presque aussi entêtant que celui martelé au début de Two Weeks, tube de l'année 2009.
Le site de The Morning Benders Inlets sur MySpace
L’instigateur…Erwan, 30 ans, indie kid breton qui blogue depuis 2006 à différents endroits (dernier domicile connu: I Know You've Come To Take My Music Away). Pop, folk ou rock, canadien, français, islandais ou américain, tant que c'est doux à mes oreilles j'apprécie et j'aime en parler ici ou ailleurs.

Battle #87 Rusko vs DJ Hatcha

posté le 27 juillet par Micha

Dans la catégorie« Dubstep made in U.K. »

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A ma gauche A ma droite
Rusko
avec « Woo Boost »
DJ Hatcha
avec « Blipstream (Skream remix) »
Après un diplôme en interprétation musicale, Rusko découvre le monde de la dubstep par Sub Dub et une première apparition des "Digital Mystikz", pour ensuite déménager à Londres afin faire progresser ses possibilités musicales.
Sa musique fait appel à beaucoup de gens en dehors de la dubstep, rendant ses oeuvres originales, touchantes et attachantes.
Rusko est capable de mettre le feu aux ondes radio avec ses propres productions et remix d'artistes tels que The Prodigy, Basement Jaxx ou Little Boots.
En concert, c'est un véritable phénomène. Après seulement quelques secondes, les spectateurs se transforment en iguanes extatiques, un vrai régal !
DJ Hatcha est l'un des résidents d'origine du FWD, aux côtés de Youngsta et Kode9, et est considéré comme l'un des pionniers du dubstep.
Vous pouvez le trouver derrière le comptoir à Croydon Records's Big Apple, la boutique infâme qui est devenue une plaque tournante pour la scène dubstep tel qu'il s'est développé.
Hatcha mixe la compilation dubstep "Dubstep Allstars Vol: 1" sur le label Tempa, ainsi que le volume 4 de la série (dont la piste qui vous est présentée ici est extraite), et a soutenu des artistes comme Skream ou Benga très tôt dans leur carrière.
En concert, c'est un monstre. Ses sons font frissonner les moëlles épinières des spectateurs, et les font vibrer à l'unisson.
Rusko sur MySpace DJ Hatcha sur MySpace
L’instigateur…Micha est un philosophe mélomane et alcoolique. Ses centres d'intérêts sont l'intelligence artificielle et le hacking de puces RFID.

Battle #86 The Bridgeheads vs Connan Mockasin

posté le 26 juin par Mmarsupilami

Dans la catégorie« Exotiques »

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A ma gauche A ma droite
The Bridgeheads
avec « Secret Ink »
Connan Mockasin
avec « It’s Choade My Dear »
On commence avec les Slovaques de service parce que, tout de même, en matière de rock, ce sont eux les plus exotiques de la paire. Ce jeune quatuor a visiblement eu l’audace de s’installer à Londres pour autoproduire son premier album. Ils le rendent disponible gratuitement sur leur site. Dépourvue de basse, leur musique est résolument sèche et porte la voix très particulière de Tomas dAsk, slalomant sur les terres vocales de David Sylvian (Japan) et de Mark Hollis (Talk Talk). L’ensemble est rêche et riche, sentimental et romantique, lyrique et dépouillé. L’impression que cela vaut le détour. Pas barbare pour un sou et certainement pas le premier à nous arriver de Nouvelle-Zélande. Chanteur assez improbable, qui crée de petites pièces musicales entre psychédélisme et surréalisme. C’est assez difficile à définir, agréable et soft tout en frisant l’expérimental.
On a simplement envie de conseiller à ceux qui cherchent des sensations un peu différentes de laisser traîner une oreille par là, sans nécessairement en profiter pour fumer la moquette.

Il est également ardemment conseillé de jeter un coup d’oeil à la vidéo de ce morceau sur Youtube.

The Bridgeheads sur MySpace Connan Mockasin sur MySpace
L’instigateur…Présenté par Wikipédia : « Le Marsupilami est un animal imaginaire doté d'une force herculéenne et d'une queue démesurée mais néanmoins très utile, sa fantaisie fascine autant qu'elle amuse ». L’animal parle de lui à la troisième personne et est nombriliste puisque, comme poursuit l’encyclopédie : « Son nombril est un moyen d'éducation, de transmission du savoir ; par exemple, lorsqu'un petit marsupilami décide de faire son nid, il va coller son oreille contre le nombril de sa mère. Peu de temps après, il est capable de construire lui-même un tissage végétal ». Le nid-blog est ici.

Dans la catégorie« Les Frenchies du moment »

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Gaëtan Roussel
avec « Help Myself (Nous ne faisons que passer)  »
David Tétard
avec « L’écume des jours »
Il n’est plus à présenter. À travers ces différents projets (Louise Attaque, Tarmac et encore Louise Attaque) ce gars nous a d’abord fait aimé et nous a ensuite réconcilié avec la chanson française. En lançant son premier album solo, Gaëtan Roussel est devenu l’artiste français du moment. Suite à ses multiples projets et collaboration, certains médias vont même jusqu’à le qualifier de version francophone de Damon Albarn (Blur, Gorillaz, the Good, the Bad and the Queen). Son album solo intitulé Ginger soutenu par l’excellent Help myself (Nous ne faisons que passer) cartonne dans l’hexagone. Et Gaëtan expose encore une fois tout son talent. L’outsider du jour ne connait pas encore le succès de son adversaire et reste par la même occasion encore à présenter. Pour la petite histoire, il fut le guitariste du groupe Ali Dragon, side-project des autres membres de Louise Attaque. En 2007, il sort avec son groupe Tétard, « Faudra faire avec… », 14 comptines plutôt bien envoyées en 31 minutes. En 2010, il est de retour, en solo cette fois, sous son propre nom, David Tétard. Dans la lignée, copier-coller, d’artistes comme Da Silva, « j’ai toujours rêvé d’être un groupe de rock » reprend le même format que son prédécesseur, 11 morceaux en 31 minutes, tout en restant aussi agréable et plaisant.
Le site de Gaëtan Roussel David Tétard sur MySpace
L’instigateur…Thomas, 23 ans, citoyen du monde (ou pas). A tour de rôle, footballeur, agriculteur, bloggeur, promeneur de chien, chroniqueur mondain, médiathécaire, ambassadeur, Master, sociologue et juices maker, il ne compte pourtant pas s’arrêter là. Créatif et rusé, il n’est jamais à court d’idées. Il saisit la moindre occasion pour se lancer dans de nouveaux projets. Ses oreilles passionnées mais non-expertes l’emmènent chaque année assister à une cinquantaine de concerts, c’est ainsi qu’il a rencontré un drôle d’oiseau, rapidement devenu son potto, l’ami Manolo. C’est ensemble, après de nombreuses heures passées et de nombreuses bières ingurgitées, qu’ils ont mis Listen2Fight sur pied.