Listen2Fight - Constituée de passionnés de musique (blogueurs, journalistes, artistes...), l’équipe de choc de Listen2Fight déniche les meilleurs poulains tous genre confondus.

Battle #91 Mother Mother vs Groove Armada

posté le 8 novembre par Manu

Dans la catégorie« Café noir »

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A ma gauche A ma droite
Mother Mother
avec « Oh My Heart »
Groove Armada
avec « Not Forgotten »
Une mélodie imparable enfoncée à grand coup de refrain pa-pa-pa-papillonnant. Simple et immédiat, can't get this heart out of my head. Les coupables sont – je vous le donne en mille – canadiens et leur second album a mis plus de 18 mois pour traverser l'Atlantique. Curieusement leurs morceaux accrocheurs au possible n'ont pas encore envahi les ondes européennes… Serait-ce à cause de leur vision romantique de la mort ("Arms tonite") ou de leur apologie du démembrement de l'être aimé ("Oh my heart", "Body") ? Face à eux, pas d'autre choix que de sortir l'Armada. Une grosse pointure qui écrase les dancefloors depuis plus d'une décennie. Je ne vous ferai pas l'affront de vous rappeller les singles "But I feel good", "I see you baby" ou encore "My Friend"… "Black Light", le cru 2010 est à mon sens particulièrement réussi. Les voix chaudes se débattent avec des synthés poisseux et des basses denses ; les lumières défilent, les années 80 reviennent et puis repartent. Un album cohérent, noir et classe, à l'image de ce "Not Forgotten".
Mother Mother sur MySpace Le site de Groove Armada
L’instigateur…Manu, 26 ans, webdesigner à la scène comme à la ville. Sadique mais courtois, je n’ai pas pu résister au plaisir de tabasser des groupes méconnus avec l’aide de mon ami Thomas. Après avoir compilé l’essentiel de la bande FM française et belge sur une vingtaine de K7 audio au cours des années 90, je me suis tourné vers les concerts et les moyens de diffusion alternatifs. Résultat des courses ? Des découvertes que je me fais un plaisir partager avec vous sur le ring et sur le blog musical le plus furtif jamais créé.

Battle #90 John Cunningham vs The Boo Radleys

posté le 12 septembre par Erwan

Dans la catégorie« Rééditions estivales »

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A ma gauche A ma droite
John Cunningham
avec « Imitation Time »
The Boo Radleys
avec « Barney (… And Me) »
Les sorties de disques se faisant rares l'été venu, les rééditions sont l'occasion d'occuper un peu la platine (qui chez moi ne prend jamais de vacances) et du même coup de combler quelques lacunes dans sa culture musicale. Par exemple cela faisait un moment que j'entendais parler de ce John Cunningham, et la double réédition sur un seul disque de ses deux chef-d'oeuvres Homeless House et Happy-Go-Unlucky tombe à pic pour rattraper mon retard. Pourquoi avoir attendu si longtemps, et pourquoi cet artiste est-il aussi peu connu, voilà ce que l'on se demande à l'écoute de ces deux albums de pop/folk aux compositions à la classe indéniable, à situer quelque part entre les Beatles et Elliott Smith (qui tenait lui aussi beaucoup des Fab Four d'ailleurs). Je défis quiconque muni d'un coeur de ne pas succomber à Imitation Time et sa trompette! Moins méconnus que Cunningham, les anglais de The Boo Radleys manquaient tout de même à l'appel dans ma discothèque, alors qu'ils sont considérés comme l'un des groupes phares du mouvement shoegaze aux côtés de Ride ou My Bloody Valentine. De Wake Up! et Giant Steps, mon choix s'est porté sur le second, considéré comme leur meilleur album. Moi qui ne suis pas forcément un fan pur et dur de shoegazing, je suis agréablement surpris par cet album plus varié que la plupart des disques de ce genre, et qui semble en fait opérer un vrai pont entre la musique anglaise de la fin des années 80 (quelques morceaux dans le style Happy Mondays) et celle du milieu des 90's, la brit-pop. Les guitares acoustiques ne sont pas rares sur ce disque, à l'instar de ce Barney (… And Me) qui retrouve toutefois ses aspects shoegaze sur le refrain et le final.
John Cunningham sur MySpace The Boo Radleys sur MySpace
L’instigateur…Erwan, 30 ans, indie kid breton qui blogue depuis 2006 à différents endroits (dernier domicile connu: 50 States Project). Pop, folk ou rock, canadien, français, islandais ou américain, tant que c'est doux à mes oreilles j'apprécie et j'aime en parler ici ou ailleurs.

Battle #89 Jacques Brel vs Starflam

posté le 7 septembre par Micha

Dans la catégorie« Adieu, Plat Pays… »

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A ma gauche A ma droite
Jacques Brel
avec « Le plat pays »
Starflam
avec « Ce plat pays »
1962. "Le plat pays qui est le mien".
Jacques Brel sort le titre "Mijn vlakke land". Dans les deux langues. Il y décrit sa Flandre occidentale natale, et Ernst van Altena l'aide à traduire les paroles. Ce sera immédiatement un franc succès, des deux côtés de la frontière linguistique.
Pouvait-il se douter que 36 ans plus tard, des ex-malfrats-linguistiques allaient en écrire une reprise fondamentalement différente ?
1998. "Comme le refrain d'une chanson de Brel, pour te parler du bordel…" Starflam vient de sortir son premier album, "La Sonora". De Liège à Anvers, ils électrisent les foules. Uniquement en français, mais il est intéressant de noter qu'ils ont un large public en Flandre. Si les paroles et le rythme peuvent paraître assez rudes au premier abord, on doit tout de même leur reconnaître une certaine dose de lucidité qui est plus que jamais d'actualité.
Jacques Brel sur MySpace Starflam sur MySpace
L’instigateur…Micha, photographe raté, se complait dans sa mélomanie. L'idée de cette battle lui est venue tout naturellement, fatigué qu'il était de regarder les JT "édition spéciale" annonçant le "chaos" façon Paco Rabanne. (PS : étant donné qu'il s'agit d'une battle un peu spéciale, je vous invite à jouer les deux morceaux en même temps, ça permet de voter plus vite ;-)

Battle #88 The Morning Benders vs Inlets

posté le 18 août par Erwan

Dans la catégorie« Petits ours bruns »

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A ma gauche A ma droite
The Morning Benders
avec « Promises »
Inlets
avec « In Which I, Robert »
Avec Yellow House puis (surtout) Veckatimest, Grizzly Bear est devenu en quelques années l'un des groupes indé les plus influents, et les groupes qui se sont inspiré de leur son ont commencé à se multiplier un peu partout sur la blogosphère. Listen2Fight vous aide un peu à faire le tri en sélectionnant deux des fils légitimes du groupe new-yorkais, en débutant par les Morning Benders. Avec Chris Taylor de… Grizzly Bear à la production et ce son de guitare si caractéristique, difficile pour la bande de Chris Chu de renier l'héritage en question ici. Mais avec des titres aussi emballants que Excuses et Promises, on ne s'en fait pas trop pour eux et on est prêt à parier que les californiens sauront tracer leur propre voie. Face aux Morning Benders chouchou d'une bonne partie des blogs US et européens, pas facile de trouver un challenger qui tienne la route. Malgré tout, je crois que Sebastian Krueger alias Inlets a les armes pour faire bonne figure dans ce duel. Collaborateur par le passé de Sufjan Stevens, My Brightest Diamond ou DM Stith, Inlets a sorti il y a trois ans un premier Ep qui rappelait l'univers des noms pré-cités mais également celui de Grizzly Bear. Avec son premier album sorti cette année, l'américain a enrichi ces compositions et on pense du coup beaucoup à Veckatimest, notamment sur ce clavier qui ouvre In Which I, Robert et qui est presque aussi entêtant que celui martelé au début de Two Weeks, tube de l'année 2009.
Le site de The Morning Benders Inlets sur MySpace
L’instigateur…Erwan, 30 ans, indie kid breton qui blogue depuis 2006 à différents endroits (dernier domicile connu: 50 States Project). Pop, folk ou rock, canadien, français, islandais ou américain, tant que c'est doux à mes oreilles j'apprécie et j'aime en parler ici ou ailleurs.